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L'avion vole encore dans le ciel mais il ne sait plus lequel. Il doit protéger la cité qui vient de se réveiller. L'armée est aux portes de la ville, les morts se compteront par mille. Et les enfants se sont cachés et entendent tout exploser. L'assaut a été un succès : les bâtiments sont rasés. Et moi je cours tout droit devant, je cache mon visage sanglant. Mes parents sont morts hier, et mes frères font une prière. Et moi je cours tout droit devant, et je souffle en sanglotant. Dans le noir...Sans espoir. Puis enfin j'arrive quelque part, silencieux comme un guépard. Une maison est au loin, debout. Je pleure, je rampe dans la boue. La porte s'ouvre devant moi, je crois. Et je rentre tout en émoi. Je passerai trois ans caché, aux yeux des allemands armés. Soutenu par l'armée d'l'Ombre, Je grandirai que dans l'ombre. Et moi je cours tout droit devant, je cache mon visage sanglant. Mes parents sont morts hier, et mes frères font une prière. Et moi je cours tout droit devant, et je souffle en sanglotant. Et je pleure...Mes s½urs. Et ce soir, j'attends la paix. Ce soir je prie pour moi. Je voudrais être sauvé. Et retourner chez moi. Et moi je cours tout droit devant, je cache mon visage sanglant. Mes parents sont morts hier, et mes frères font une prière. Et moi je cours tout droit devant, et je souffle en sanglotant.Je serai soldat...pour papa !

# Posted on Sunday, 17 May 2009 at 10:07 AM

Edited on Thursday, 21 May 2009 at 9:45 AM

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Le verre tombe sur le sol. Il peut tomber pour beaucoup de raison. Il peut avoir été mal posé. Il peut avoir été poussé, renversé. Il peut avoir été secoué par un tremblement de terre. Il peut avoir été lâché. Il peut avoir glissé des mains. Mais on s'en fiche de pourquoi il est tombé. Il faut plutôt se demander pour quoi ou pour qui il est tombé. Dans quel but. On peut l'avoir lâché pour montrer sa surprise à quelqu'un d'autre. Il peut avoir été victime d'un séisme et il n'en était que l'aspect physique. Il peut être tombé pour montrer que l'endroit n'est pas sûr, qu'il est bancal. Il peut avoir été poussé par un accès de colère, pour montrer son désaccord le plus total. Il peut avoir glissé simplement pour se rendre compte que l'eau ça rend glissant. On ne pense que trop à la cause et non à la conséquence. On se demande encore pourquoi y a-t-il eu assez de haine pour que les attentats du 11 septembre 2001 est lieu. On ne s'inquiète plus des milliers de personnes mortes. On se demande encore pourquoi il y a eu la grippe porcine qui a débarqué. On ne dit qu'à la va vite le nombres de victimes. Moi, je suis un peu le contraire. Je pense beaucoup plus à ce qui va arriver quand je fais quelque chose que la motivation qui me pousse à faire ça. Je suis dans mon jeu, dans mon petit plan. Je veux arriver à mon but même si ce but n'a pas de réelle grandeur. Je veux juste l'atteindre. Et au final, une fois que j'y arrive je ne peux qu'admirer ce que j'ai fait du haut de ma pyramide, de ma montagne. Je vois le chemin que j'ai fait, je vois d'où je suis parti. Mais je ne sais toujours pas pourquoi je suis parti. Je pivote et je suis face à une deuxième pente qu'il faut monter. Je ne regarde pas la difficulté, je me demande pas pourquoi je la monte, je ne me demande pas ce que j'ai à y perdre. Mais je m'agrippe à une prise et je commence à escalader. Je sais que plus je monte, plus la chute sera haute. Que ce soit en travail, en amitié, en famille...ou en amour. En un texte, je pars de ma consternation devant le peu d'intérêt pour la cause, pour arriver au final...à un jugement personnel. Je me perds, je m'égare. Je m'efface.

# Posted on Friday, 22 May 2009 at 12:14 PM

Edited on Sunday, 24 May 2009 at 9:10 AM